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|  | | Mis à jour
: 3/04/07 18:35
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| Un état
des lieux, un constat, un litige, un conseil juridique ? | | |
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Vous avez
un
coup de cur pour une maison ou pour un appartement ? Son prix entre dans
votre budget ? Avant de vous engager définitivement, consultez les documents
suivants :
- Le relevé des charges et le procès-verbal de la
dernière assemblée générale (pour une copropriété
bien sûr). Ils vous permettent de savoir si la copropriété
est correctement gérée et si des travaux ont été récemment
votés;
- Le carnet d'entretien de l'immeuble : depuis le 1er janvier
2002, le carnet d'entretien de l'immeuble doit être mis à votre disposition.
Tenu par le syndic de copropriété, il indique notamment l'année
de réalisation de gros travaux ( ravalements de façade, aménagement |
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| N'hésitez
pas à contacter nos partenaires. | | |
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d'un
ascenseur..). - Les derniers avis de taxe foncière ou de taxe d'habitation.
Le certificat d'état d'amiante ; Le certificat d'état parasitaire.
Il est obligatoire dans les zones contaminées par les termites ; Enfin,
si vous avez l'intention d'acquérir une maison individuelle, contactez
la mairie pour connaître les règles d'urbanisme applicables et les
travaux prévus dans votre quartier. | | |
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LES AVANT-CONTRATS DE VENTE Il existe deux sortes de promesse de vente
: 1°) La première appelée promesse unilatérale
de vente n'engage pas l'acheteur. Il dispose seulement, durant une période
déterminée dans le contrat, d'un droit d'option sur le bien qu'il
est libre ou non de lever.
2°) La seconde nommée promesse
synallagmatique ou compromis de vente engage définitivement
les signataires : le vendeur à vendre et l'acheteur à acheter. Cet
acte vaut en effet vente. De fait, si l'acte est rompu, la partie qui se retire
devra payer des dommages et intérêts ou pourra être contrainte
à exécuter le contrat. Depuis le 1er juin 2001, tout acheteur
(non-professionnel) d'un logement ancien ayant signé une promesse sous
seing privé dispose d'un délai de rétractation de 7 jours.
Durant cette période, aucune somme d'argent ne peut être versée,
sauf si vous signez avec un professionnel ( agent immobilier, notaire...). En
cas de rétractation, il dispose d'un délai de 21 jours à
compter du lendemain de la date de rétractation pour restituer la somme
versée. L'ACTE AUTHENTIQUE DE VENTE L'acte de vente
est celui qui engage définitivement le vendeur et l'acheteur : le premier
à transférer la propriété du bien à l'acquéreur
et le second à payer le prix de vente convenu au vendeur. Dans le cas
où aucun compromis de vente n'a été signé, le notaire
doit accorder à l'acheteur un délai de réflexion de 7 jours,
et doit, à cet effet, lui adresser le projet d'acte. (Loi SRU). La
réitération de l'acte se fait devant notaire. Les autres frais
liés à la vente (les émoluments de formalités et les
droits et taxes payés au Trésor public) demeurent intégralement
à la charge de l'acheteur. Après la rédaction du contrat
de vente, les deux parties sont définitivement liées. L'acquéreur
devenu propriétaire reçoit alors les clés de son nouveau
logement ainsi qu'une attestation de propriété. L'acte de vente
doit ensuite être transmis au bureau des hypothèques dans un délai
de 6 mois à un an afin d'être publié. | | |
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| Le bail est conclu pour une
durée minimale de 3 ans lorsque le propriétaire est une personne
physique et de 6 ans lorsque c'est une personne morale (société,
compagnie d'assurances, caisse de retraite, etc.). Mentions obligatoires
: Le bail se conclut par écrit et contient obligatoirement les
informations suivantes : - Propriétaire : nom, adresse (ou son mandataire
: agence immobilière) ; - contrat de location : date, prise d'effet
; - locaux : adresse, description (étage, nombre de pièces
),
destination (usage ou non d'habitation) ; - loyer : montant en euros, modalités
de paiement et de sa révision, dépôt de garantie (en euros) Mentions
interdites : En revanche, la loi interdit : - l'obligation pour
le locataire de payer son loyer par prélèvement automatique ;
- la résiliation de plein droit du bail dans les autres cas que le non-paiement
du loyer ou le défaut d'assurance ; - l'autorisation pour le propriétaire
de diminuer une prestation stipulée dans le bail sans contrepartie équivalente
; - l'autorisation pour le propriétaire de percevoir des amendes en
cas de non respect du bail ou du règlement intérieur de l'immeuble
; - l'interdiction pour le locataire d'exercer une activité politique,
syndicale, associative ou professionnelle. - l'obligation pour le locataire
de souscrire une assurance choisie par le bailleur ; - l'obligation pour le
locataire de laisser visiter son local les jours fériés et plus
de deux heures par jour ouvrable lorsqu'il a signifié son congé. Pièces
à joindre au bail : Un certain nombre de pièces doivent
être jointes au contrat de bail, à savoir : - l'état des
lieux ; - l'extrait du règlement de copropriété (le cas
échéant) ; - un descriptif de la rémunération
des intermédiaires (agence immobilière) puisque ces frais sont partagés
par moitié entre le locataire et le propriétaire. LES
OBLIGATONS DES PARTIES : La signature d'un contrat de bail
impose des obligations au bailleur comme au locataire. Les obligations
du bailleur : - Lors de la remise des clés, le bailleur doit
fournir au locataire un logement en bon état d'entretien et de réparation.
Les éléments d'équipement mentionnés dans le bail
doivent en effet fonctionner correctement. Ce principe est précisé
par la loi du 13 décembre 2000. Celle-ci définit les conditions
minimales de mise en location d'un logement. Elle édicte que le logement
ne doit pas présenter de "risques manifestes pouvant porter atteinte
à la sécurité et à la santé et doté
des éléments le rendant conforme à l'usage d'habitation".
Ces nouvelles dispositions s'appliquent aux locations nues ou meublées
et aux contrats en cours. - Le bailleur est tenu de même d'assurer au
locataire une jouissance paisible du logement. Par conséquent, il doit
effectuer toutes les réparations qui ne relèvent pas des réparations
locatives. Les obligations du locataire : Le locataire
a l'obligation : - de payer le loyer et les charges à la date convenue
; - de souscrire une assurance multirisques habitation pour assurer le logement
; - d'effectuer l'entretien courant du logement et de procéder à
toutes les réparations locatives nécessaires ; - d'accepter
les travaux effectués par le bailleur dans les parties communes et dans
les parties privatives. | | |
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| Même s'il n'est pas obligatoire,
il est fortement conseillé aux deux parties de joindre un état des
lieux au contrat de location. En son absence, le locataire est présumé
recevoir le local en bon état de réparation locative. Ce document
est établi contradictoirement entre les parties au plus tard lors
de la remise des clés au locataire. Un état des lieux doit
également être établi au moment de la restitution des clés.
A la fin de la location, la comparaison des deux états des lieux va permettre
en effet de déterminer les réparations qui incombent au propriétaire
ou au locataire. Si l'entrée dans les lieux se fait en été,
le locataire a la faculté de demander que l'état des lieux soit
complété par l'état des éléments de chauffage,
au cours du premier mois de chauffe. L'Etat des Lieux peut être dressé
: - soit par le propriétaire en présence du locataire ;
- soit par Huissier
de Justice à l'initiative de la partie la plus diligente.
Dans ce cas, l'Huissier de Justice doit en aviser les parties au moins sept
jours à l'avance par lettre recommandée avec accusé de
réception. Dans ce cas, les frais d'établissement seront partagés
par moitié entre le propriétaire et le locataire. |
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LES
REPARATIONS LOCATIVES | | | | |
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Les réparations locatives
désignent l'ensemble des travaux d'entretien courant ainsi que les petites
réparations à la charge du locataire. Celui-ci est tenu d'effectuer
ces réparations, hormis les cas de vétusté, de force majeure
(catastrophe naturelle, par exemple) et de vices de construction. Le
décret 87-712 du 26 août 1987 énumère la liste
des réparations locatives, mais celle-ci n'est pas exhaustive. Par ailleurs,
les réparations locatives peuvent concerner l'extérieur du logement
(jardin pour une maison) et les équipements internes (prises électriques,
tuyau flexible de douche
). Pendant la durée du bail, le propriétaire
ne peut pas, sauf clause contraire, imposer la réalisation de ces travaux.
Cependant, le locataire, qui a l'obligation de se comporter en " bon père
de famille ", doit effectuer les travaux au plus tôt si une dégradation
des locaux loués est susceptible de survenir. Lors de la restitution des
locaux en fin de bail, le locataire est tenu de les restituer avec les réparations
locatives effectuées. Dans le cas contraire, le propriétaire peut
obtenir le remboursement des frais engagés pour remettre le logement en
état. Ce remboursement est fondé sur le constat contradictoire de
l'état des lieux. | | |
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| Le loyer, librement fixé
par les parties lors de la signature du bail, constitue la contrepartie de la
mise à disposition du logement par le propriétaire au locataire.
Il est payable mensuellement, trimestriellement, semestriellement ou annuellement
selon les stipulations du bail. Néanmoins, le locataire peut exiger de
payer son loyer mensuellement et le propriétaire ne peut pas lui imposer
un mode de paiement par prélèvement automatique. Les loyers
conclus en francs avant le 1er janvier 2002 sont automatiquement convertis et
payables en euros à partir de cette date (1 € = 6,55957 F). Lorsque
le bail inclut une clause d'indexation, la révision du loyer hors charges
intervient annuellement à la date convenue entre les parties ou, à
défaut, au terme de chaque année du contrat. La révision
du loyer ne peut tenir compte que de la variation de l'indice INSEE du coût
de la construction. Sont pris pour base les quatre derniers trimestres concernés
par rapport au trimestre de référence figurant dans le bail. Lorsque
le bail ne prévoit pas de révision du loyer, le propriétaire
ne peut pas procéder à une augmentation avant le terme normal. Mais
lors du renouvellement du bail, le prix du loyer peut être augmenté
s'il apparaît sous-évalué. | | |
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| Le dépôt de
garantie est une somme versée par le locataire au propriétaire
pour garantir l'exécution de ses obligations locatives. Son montant ne
peut être supérieur à deux mois de loyer hors charges.
Bien qu'il ne soit pas obligatoire, le propriétaire est en droit d'en réclamer
un. Restitution du dépôt de garantie Le dépôt
de garantie doit être restitué au locataire dans un délai
maximal de deux mois à compter de la restitution des clés. Les
sommes restant dues au propriétaire viennent en déduction du montant
remboursé, sous réserve qu'elles soient justifiées. En cas
de difficulté pour obtenir la restitution du dépôt de garantie,
le locataire doit d'abord mettre en demeure le propriétaire par lettre
recommandée avec accusé de réception de lui restituer les
sommes dues ou de produire les justifications l'autorisant à conserver
tout ou partie de ces sommes. En l'absence d'effet, le locataire saisit le Tribunal
d'Instance du lieu de situation de l'immeuble. | | |
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| Les propriétaires, de
plus en plus, réclament à leurs locataires un cautionnement. La
"caution" est une personne qui s'engage à payer au propriétaire
toutes les sommes que le locataire lui doit en cas de défaillance de ce
dernier. Le cautionnement est dit à durée indéterminée
lorsqu'il ne comporte aucune indication de durée. La caution peut résilier
unilatéralement son engagement, mais son retrait n'aura d'effet qu'au terme
du contrat de location. La résiliation doit être notifiée
au propriétaire par lettre recommandée avec accusé de réception.
Le cautionnement peut également être consenti pour la durée
du bail ainsi que pour ses reconductions tacites. Sous peine de nullité,
l'acte de cautionnement doit comporter : - la mention manuscrite du montant
du loyer, des conditions de sa révision et de l'article 22-1 al.1er
de la loi du 6 juillet 1989, par la caution ; - la mention manuscrite
de la caution exprimant clairement sa connaissance de la nature et de l'étendue
de l'obligation contractée. | | |
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| On appelle charges locatives
ou charges récupérables les frais engagés par le bailleur,
contribuant à la bonne jouissance du local du locataire. Il s'agit
: - des frais entraînés par les services liés au logement
et à l'usage de l'immeuble (salaire du gardien, consommation d'eau et d'énergie,
contrat d'entretien des ascenseurs, etc. ) ; - des taxes locatives (taxe
d'ordures ménagères, etc.) ; - des charges correspondant aux
dépenses d'entretien courant et menues réparations des parties communes
de l'immeuble (visites d'entretien, dépannage, etc.), sauf si les frais
sont dus à un défaut de conception ou à une mauvaise réalisation
de l'immeuble. Dans ce cas, le propriétaire est tenu de faire rectifier
l'erreur ou la malfaçon. Le décret du 26 août 1987
liste de manière exhaustive les charges locatives. Aucune autre charge
ne peut être réclamée au locataire. Le propriétaire
est en droit de réclamer à son locataire des " provisions sur
charges " Celles-ci sont calculées sur la base des charges effectivement
réglées par le propriétaire l'année précédente.
Le propriétaire est tenu de régulariser les comptes de charge chaque
année. Deux cas de figure se présentent : - le montant des charges
effectivement réglées est inférieur aux provisions payées
par le locataire. Dans ce cas, le propriétaire rembourse ou déduit
de la quittance suivante les sommes versées en trop ; - le montant
des charges effectivement réglées est supérieur aux provisions
payées par le locataire. Dans ce cas, le propriétaire est en droit
de réclamer au locataire le paiement des sommes manquantes. Sa demande
doit être dûment justifiée. Le bailleur doit, de fait, communiquer
un décompte de ses frais par nature de charge ou, dans le cas d'un immeuble
collectif, le mode de répartition des charges entre les différents
locataires (les tantièmes en cas de copropriété, le mode
le plus juste en cas de propriétaire unique). Ces justificatifs sont ensuite
tenus à la disposition du locataire durant un mois. Le propriétaire
peut régulariser et récupérer les charges sur le locataire
en justifiant leur montant même sur 5 années. | | |
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Lorsque le locataire en fait la
demande, le bailleur est tenu de lui remettre gratuitement une quittance portant
le détail des sommes versées par le locataire en distinguant le
loyer et les charges. En cas de refus du propriétaire, le locataire
pourra l'y contraindre judiciairement. Le bailleur ou son mandataire (agent immobilier
par exemple) est libre du choix des modalités de cette remise. Dans
le cas d'un paiement partiel, le bailleur ne peut pas délivrer de quittance
mais doit tout de même délivrer un reçu au locataire. |
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| Le congé est l'acte
par lequel le locataire ou le propriétaire met fin au contrat de location.
Il doit être signifié par écrit et respecter un certain
nombre de clauses. CONGE SIGNIFIE PAR LE LOCATAIRE : Le
locataire peut signifier son congé à n'importe quel moment en cours
de bail. Il doit le faire par acte
d'huissier ou par lettre recommandée avec accusé
de réception. Dans le premier cas, la date du congé correspond
à celle de la signification par l'huissier. Dans le deuxième cas,
il est effectif le jour de la remise de la lettre au bailleur. Si celui-ci est
absent et ne peut signer l'accusé de réception, la date d'avis du
dépôt par La Poste fait foi. A partir de cette date, le locataire
doit respecter un délai de préavis fixé en général
à trois mois. Ce délai peut cependant être réduit
à un mois, en cas de mutation, de perte d'emploi ou d'un nouvel emploi
consécutif à la perte d'un emploi. Le bénéficiaire
du R.M.I ou d'une personne remplissant les conditions nécessaires à
l'obtention de cette prestation ainsi qu'une personne âgée 60 ans
ou plus, dont l'état de santé justifie un changement de logement,
peuvent se prévaloir du préavis réduit. En revanche,
le changement d'activité, la démission d'un poste ou l'exécution
d'un stage de formation professionnelle ne peuvent réduire le préavis
normal. Le locataire exerçant une profession libérale ne peut pas
non plus en bénéficier s'il perd son emploi ou subit une mutation. CONGE
SIGNIFIE PAR LE PROPRIETAIRE : Un propriétaire souhaitant récupérer
un bien en location doit signifier le congé au locataire, six mois au
moins avant le terme contractuel du bail. Attention, si le délai de
6 mois pleins n'est pas respecté, le contrat de location est automatiquement
reconduit. De plus, contrairement au locataire qui n'a pas à donner de
justification (sauf en cas de congé réduit), le propriétaire
peut signifier son congé dans 3 cas uniquement :
- pour occuper le logement, - pour le vendre - pour un motif légitime
et sérieux. Dans le premier cas, le propriétaire peut
habiter le logement lui-même ou le faire habiter par un membre de sa famille.
La loi du 6 juillet 1989 précise qu'il peut s'agir de son conjoint,
de son concubin notoire depuis au moins un an, du partenaire avec qui il est lié
par un PACS, de ses ascendants et de ses descendants ou ceux de son conjoint,
de son concubin ou de son partenaire. Le propriétaire doit donner congé
au locataire en précisant le motif ainsi que le nom et l'adresse du bénéficiaire
de la reprise. Si le congé est notifié pour vente, le locataire
a la priorité pour acheter le logement qu'il occupe. Le congé vaut
en effet offre de vente. Elle est valable pendant les deux premiers mois du préavis
légal de six mois. Dans le dernier cas, le propriétaire peut
justifier le congé par un motif légitime et sérieux. Le non-paiement
du loyer par le locataire en constitue un. | | |
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| DEFINITION DE LA COPROPRIETE
: Il s'agit de tout immeuble dans lesquels au moins deux appartements
appartiennent à des propriétaires différents. La copropriété
est régie par un règlement de copropriété stipulé
par la loi du 10 juillet 1965. Le règlement stipule les droits
et les devoirs des copropriétaires et contient les plans et désignations
des parties communes et des parties privatives, les conditions dans lesquelles
les copropriétaires peuvent les utiliser et la répartition des charges.
Le syndic assure la gestion quotidienne de la copropriété
sous le contrôle de l'assemblée générale des copropriétaires
qui le nomme. Les décisions concernant la copropriété
sont prises par une assemblée générale. Enfin le conseil
syndical, formé de copropriétaires élus lors de l'assemblée
général, assiste et contrôle le syndic dans sa gestion. LES
PARTIES COMMUNES PRIVATIVES : Le règlement de copropriété
fixe la répartition entre les parties communes et les parties privatives. Parties
privatives : Il s'agit des éléments dont chacun des
copropriétaires a la propriété exclusive. Ainsi (liste non
exhaustive) : La porte d'entrée (son entretien est à
la charge du copropriétaire, mais son aspect ne peut être modifié
sans l'accord de l'assemblée générale), les plafonds,
les cloisons de séparation des pièces (mais pas les gros
murs) ; les revêtements décoratifs, les châssis de
fenêtres, la vitrerie, la sonnerie ; les portes
de communication, les volets, les persiennes, les stores,
les jalousies (à condition qu'elles ne soient modifiées ou
installées qu'en accord avec le syndic); les revêtements de
sol ; les cheminées (mais pas les conduits) les canalisations
d'eau à partir de la colonne montante ou jusqu'à la descente
ménagère, toute la robinetterie, les siphons, les
éviers, la baignoire, lavabos, bidet; la cuvette des
WC, la chasse d'eau à partir de la colonne montante, les tuyauteries
et canalisations jusqu'à la chute ... Parties communes
: Il s'agit des parties de l'immeuble et des terrains à l'usage
de tous les copropriétaires ou d'au moins deux d'entre eux. Elles comprennent
: - Les entrées et les couloirs de l'immeuble, les escaliers,
les cages d'ascenseur, les cours, les passages et corridors
; - Les parcs et jardins, les voies d'accès, les
locaux des services communs (local à ordure par exemple); -
Le gros uvre des bâtiments, les coffres, gaines
et têtes de cheminées ; - Les éléments
d'équipement communs, y compris les parties de canalisation
qui traversent des locaux privatifs ; - Le chauffage central. La chaudière
et les installations sont la propriété commune du syndicat et pour
éviter de graves perturbations pour l'ensemble de l'installation, il est
interdit de modifier, de remplacer ou supprimer les éléments de
chauffage se trouvant dans les appartements ; - Les vide-ordures :
les gaines sont parties communes ainsi que les vidoirs s'ils sont
collectifs ; par contre, les vidoirs installés dans les appartements sont
considérés comme privatifs ; - L'antenne et/ou la parabole
de télévision collective. LES CHARGES DE COPROPRIETE
: La répartition des charges est prévue par le règlement
de copropriété dans ce qu'on appelle un état de répartition
des charges. Ce dernier doit respecter les dispositions de l'article 10
de la loi de 1965 qui distinguent deux catégories de charges
:
Charges générales et charges spéciales :
- les charges générales sont relatives à la conservation,
l'entretien et l'administration de l'immeuble. Il s'agit des dépenses liées
au nettoyage des parties communes, de gardiennage, d'éclairage, de peinture,
etc. - les charges spéciales dépendent du fonctionnement et
de l'entretien des éléments d'équipement communs et des différents
services collectifs (ascenseur, vide-ordures, antenne, eau froide, chauffage,
etc.). La répartition des charges : les charges
générales sont réparties en fonction de la valeur du
lot par rapport à la valeur totale de l'immeuble, c'est-à-dire en
fonction des tantièmes de copropriété affectés à
chaque lot. les charges spéciales sont réparties
en fonction de l'utilité de chaque service pour les différents
lots. Par exemple, concernant l'ascenseur, les copropriétaires du rez-de-chaussée
ne paieront rien et ceux du 1er étage paieront des charges moins élevées
que ceux du cinquième. Attention, ce n'est pas l'utilisation effective
qui est considérée mais la possibilité d'utilisation. Le
propriétaire d'un logement vide ou qui n'utilise pas l'ascenseur est redevable
des charges d'entretien. L'état de répartition des charges
contenu dans le règlement de copropriété peut être
modifié de deux manières : - soit par un vote à
l'unanimité de tous les copropriétaires lors d'une assemblée
générale ; - soit par recours au tribunal de grande instance,
dans un certain délai : 5 ans après la publication du règlement
de copropriété ou 2 ans après le rachat d'un logement en
copropriété. LE SYNDIC DE COPROPRIETE : L'exécution
des décisions du syndicat des copropriétaires est confiée
à un syndic. Celui-ci est mandataire, c'est-à-dire qu'il ne fait
qu'accomplir les missions qui lui sont confiées. Peut exercer cette
fonction : - un des copropriétaires. Cette solution ne peut fonctionner
que dans les petites copropriétés, car la charge est très
contraignante. Il doit prendre une assurance de responsabilité civile.
- un professionnel de gestion immobilière (titulaire de la carte
professionnelle). Il présente en général des garanties de
compétences et de bonne gestion financière. Une assurance couvre
sa responsabilité civile. Le choix du syndic :
Le choix du syndic relève normalement de la décision des copropriétaires
en assemblée générale. Mais il peut être aussi effectué
dans le règlement de copropriété (dans le cas de logements
neufs) : Par le conseil syndical pour les syndicats coopératifs
; Par le président du Tribunal de Grande Instance à la demande
d'un ou de plusieurs copropriétaires. Le changement de syndic
: Les copropriétaires ont la faculté de ne pas renouveler
le mandat du syndic lorsqu'il vient à échéance. Un vote à
la majorité des voix des copropriétaires est nécessaire.
Ils ont également la possibilité de le révoquer, en cours
de mandat, s'il a commis une faute grave (mauvaise tenue des comptes, administration
en contradiction avec les décisions de l'assemblée générale...). Les
fonctions du syndic : Il doit : - se charger de la gestion
courante (maintenance, gestion du personnel, approvisionnement...) ; - intervenir
pour les travaux urgents ; - recouvrer les charges ; - appliquer les décisions
de l'assemblée générale ; - se charger du budget prévisionnel
et de la comptabilité courante. - conseiller les copropriétaires
; - faire respecter le règlement de copropriété ;
- tenir à jour la liste des copropriétaires ; - afficher dans
les immeubles les procès-verbaux abrégés des décisions
prises en assemblée ; - établir et tenir à jour un carnet
d'entretien de l'immeuble. Celui-ci indique notamment l'année de réalisation
des gros travaux (ravalement, remplacement de la chaudière...). Ce carnet
est consultable par les candidats à l'acquisition d'un lot dans la copropriété.
La rémunération du syndic : Les honoraires
du syndic professionnel ne sont pas réglementés et sont fixés
librement. Aucune rémunération ne doit être versée
au syndic copropriétaire, mais les frais engagés pour exercer sa
mission lui sont remboursés (frais de timbres, photocopie
) ;
L'ASSEMBLEE GENERALE DES COPROPRIETAIRES : Tous les copropriétaires
peuvent y participer mais également : - les locataires ayant signé
un contrat de location-accession à la propriété ;
- les associés pour les lots appartenant à une société
civile immobilière ; - le mandataire commun pour les lots en
indivision ; - les représentants d'une association de locataires
; - les locataires mandatés par un copropriétaire. Dans
l'hypothèse où un copropriétaire ne peut pas assister personnellement
à la réunion, il a la possibilité de se faire représenter
par un mandataire de son choix, à l'exception du syndic. Il remet à
son mandataire un pouvoir rédigé sur papier libre. Un même
personne ne peut cependant recevoir plus de trois mandats sauf si le nombre de
mandats lui fait totaliser moins de 5 % des voix. L'organisation
de l'assemblée générale : Il doit y avoir au
minimum 1 assemblée générale ordinaire par an. Toutefois,
en cas de prise de décision importante (gros travaux urgents, ravalement
)
une assemblée extraordinaire peut être organisée. La décision
de convoquer l'assemblée est du ressort du syndic et peut être
demandée : - par le conseil syndical ; - par un ou plusieurs
copropriétaires représentant au moins le quart des voix de
tous les copropriétaires. La demande doit alors être notifiée
au syndic par lettre recommandée avec accusé de réception
et doit préciser les questions à inscrire à l'ordre du jour. Le
syndic doit prévenir les participants au minimum 15 jours à
l'avance, soit par lettre recommandée avec accusé de réception,
soit par lettre remise directement aux copropriétaires. En cas d'urgence,
ce délai peut être raccourci. L'ordre du jour ainsi que tous les
documents utiles à la préparation de la réunion (budget prévisionnel,
décision de justice
) doivent être joints à la convocation.
Le déroulement de l'assemblée :
Chaque participant doit signer la feuille de présence. Au début
de la réunion, l'assemblée désigne un président de
séance parmi les copropriétaires (le syndic ne peut pas présider
la séance) et éventuellement un bureau. Seules les questions
inscrites à l'ordre du jour sont débattues et doivent être
votées. Chaque copropriétaire a un nombre de voix correspondant
à ses tantièmes. Les décisions sont prises en fonction de
leur importance selon les différentes majorités exigées
(art. 24, 25 et 26 de la loi de 1965). L'application des
décisions prises par l'assemblée générale :
Un procès-verbal doit être envoyé par lettre recommandée
dans un délai de 2 mois aux copropriétaires ayant voté
contre une décision (copropriétaires opposants) ainsi qu'à
ceux qui n'étaient ni présents ni représentés à
l'assemblée générale (copropriétaires défaillants).
La notification aux présents n'est pas obligatoire ; il est cependant
d'usage de leur adresser ou de leur remettre un exemplaire du procès-verbal.
Les copropriétaires opposants ou défaillants peuvent contester
les décisions de l'assemblée générale dans un délai
de 2 mois après la notification du procès-verbal, mais ils ne
peuvent le faire que par voie judiciaire dans le cadre d'une action intentée
contre le syndicat de copropriété et auprès du tribunal de
grande instance. | | |
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LA
MULTIRISQUE HABITATION | | | | |
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| LA RESPONSABILITE CIVILE
: Les multirisque habitation comprennent en principe une garantie
responsabilité civile qui couvre le titulaire du contrat et les personnes
ou les biens qu'il a sous sa garde ou sous sa responsabilité, ainsi que
tous les occupants permanents du logement concerné. En cas de dommages
à un tiers, celui-ci sera donc indemnisé par l'assureur du préjudice
subi. Cette garantie couvre notamment : - les risques liés à
la vie privée : un tiers est blessé par le fait du titulaire
du contrat, d'un animal domestique, d'un enfant, d'un employé de maison...
(Les dommages volontaires sont en principe exclus sauf s'ils sont commis par des
mineurs ou des employés) - les risques liés à la propriété
d'un immeuble (et de ses annexes) : un tiers est victime d'un dégât
des eaux, d'un incendie, d'une vitre brisée, d'une chute de tuile, etc
(Le locataire est légalement tenu de souscrire une assurance responsabilité
civile "risques locatifs".Le non-respect de cette obligation peut entraîner
la résolution du bail.) - les risques liés à la location
: le locataire est responsable d'un sinistre qui endommage le logement loué
ou cause un préjudice à un voisin ou un tiers (incendie, dégâts
des eaux, etc.). La victime du dommage corporel ou matériel est indemnisée
directement par l'assureur du responsable. (Sauf mentions contraires, l'assuré,
les personnes vivant sous son toit et ses proches parents sont généralement
exclus : l'indemnisation ne profite qu'aux tiers.) LA GARANTIE DES BIENS
: La multirisque habitation couvre également les dommages
causés aux immeubles (y compris aux annexes et dépendances),
aux objets mobiliers se trouvant à l'intérieur de l'habitation
(qu'ils soient ou non la propriété de l'assuré), aux différents
aménagements immobiliers (moquette, etc.). - La garantie ne couvre
pas les espèces. - Les objets de valeur (bijoux, peintures,
etc.) qui ne font pas l'objet d'une garantie spécifique sont assurés
pour une portion de la valeur totale du mobilier. Exemple : votre mobilier est
assuré pour une valeur de 100 avec un taux de 20% pour les objets précieux.
L'indemnité maximale pour des objets précieux endommagés
sera de 20. - La garantie couvre les risques de base : incendie (ainsi
que tempêtes et catastrophes naturelles), dégâts
des eaux, explosions, gel, bris-de-glace et vol.
De nombreux contrats prévoient également des garanties complémentaires
: l'assuré peut ainsi percevoir une indemnité supplémentaire
pour payer les frais indirects occasionnés par un sinistre (coût
d'un relogement temporaire, pertes de loyers, etc.). - La déclaration
de sinistre doit être envoyée à l'assureur par lettre recommande
avec AR dans les cinq jours qui suivent la date à laquelle l'assuré
a eu connaissance du sinistre. Ce délai est porté à dix jours
après la parution de l'arrêté ministériel en cas de
catastrophe naturelle. | | |
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| Quand l'intérêt
supérieur de la collectivité est en jeu, une personne privée,
particulier ou société, peut être obligée de céder
un bien à l'Etat, à une collectivité locale, voire à
une société d'économie mixte ou un organisme assumant une
mission de service public (organismes sociaux, etc.). Cette opération,
appelée "expropriation" ne peut concerner que des immeubles ou
des droits réels immobiliers (usufruit, servitude, etc.). Fondée
sur la notion d'utilité publique, l'expropriation peut aussi être
mise en uvre dans le cadre d'opérations privées ayant d'importantes
retombées sur la collectivité publique. Exemples : création
d'un lotissement pour accroître l'offre de logements, d'un parc de loisirs
avec embauches à la clé, etc. PROCEDURE ADMINISTRATIVE
: L'enquête publique : Première étape
de la procédure administrative : un arrêté du préfet
ouvre une enquête d'utilité publique. L'arrêté précise
la date d'ouverture et la durée de l'enquête (qui ne peut être
inférieure à quinze jours), son objet, le périmètre
et les immeubles concernés, les conditions de recueil des observations
du public, etc. Il désigne aussi un commissaire-enquêteur ou le président
de la commission d'enquête. Toute personne intéressée
peut consigner par écrit ses observations sur les registres ouverts à
cet effet à la préfecture, sous-préfecture ou à la
mairie. C'est à ce stade que les propriétaires concernés
peuvent notamment contester l'utilité publique de l'opération en
soulignant ses inconvénients (sur le plan social, de l'environnement, etc.)
ou en essayant de prouver que les avantages attendus ne compensent pas les atteintes
à la propriété privée.A la fin de l'enquête,
dans le délai d'un mois, le président de la commission ou le commissaire
enquêteur transmet ses conclusions, favorables ou défavorables au
projet, au préfet ou au sous-préfet. Ces conclusions peuvent être
consultées en mairie, à la préfecture et à la sous-préfecture. La
déclaration d'utilité publique : La déclaration
d'utilité publique (DUP) intervient par décret en Conseil d'Etat
dans le délai de 18 mois après la clôture de l'enquête.
Si les conclusions de l'enquête sont favorables, elle peut aussi être
prononcée par arrêté ministériel ou préfectoral
avec un délai réduit à un an. Le décret en Conseil
d'Etat est toutefois obligatoire pour toutes les opérations d'envergure
(construction de chemins de fer, d'autoroutes, etc.). La DUP précise
le délai pendant lequel l'expropriation doit être réalisée.
Ce délai ne peut être supérieur à cinq ans dans
le cas d'un arrêté ministériel ou préfectoral. Ce délai
est porté à dix ans pour les opérations portant sur des plans
d'aménagement, des plans d'urbanisme ou des plans d'occupations d'occupation
des sols approuvés. Dans tous les cas, le délai peut être
prolongé une fois pour une durée équivalente dans les
mêmes conditions de forme (et même sans limitation quand il s'agit
d'un décret en Conseil d'Etat). Dans les deux mois qui suivent sa
publication, la DUP peut être contestée pour excès de pouvoir
devant le Conseil d'Etat (décret) ou le tribunal administratif (arrêté).Mais
ce recours n'est pas suspensif : la procédure d'expropriation se
poursuit pendant ce temps.On peut aussi tenter au préalable, sans grande
chance de succès, un recours gracieux auprès de l'administration.La
procédure contentieuse pourra alors être engagée dans les
deux mois qui suivent le refus ou la fin du délai de refus tacite (quatre
mois). Dans le délai d'un an après la publication de la DUP, les
propriétaires de terrains destinés à l'expropriation peuvent
demander à la puissance publique concernée d'acquérir leur
bien. Cette acquisition doit être réalisée dans les deux ans
qui suivent la demande, délai qui peut être majoré une fois
d'un an. | | |
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LE
DROIT DE PREAMPTION URBAIN | | | | |
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| PRINCIPES GENERAUX : Dans
les procédures d'expropriation, le propriétaire peut être
obligé de céder son bien à la puissance publique, même
s'il souhaite le conserver. Le droit de préemption obéit à
une logique différente. Ici, c'est la puissance publique, principalement
la commune, qui s'interpose entre un vendeur et un acquéreur. Contrairement
à l'expropriation qui peut frapper un propriétaire jouissant paisiblement
de son patrimoine, le droit de préemption ne concerne donc que les personnes
qui souhaitent vendre un bien immobilier. Dès lors qu'il n'y a plus d'intention
de vendre, le droit de préemption n'a plus d'objet, par définition.
Le droit de préemption permet donc à une collectivité publique
d'acquérir un bien immobilier, le plus souvent en se substituant à
l'acquéreur trouvé par le vendeur. LES ZONES CONCERNEES
: Ce droit ne peut intervenir que dans des zones préalablement
définies par un acte administratif, qui désigne en même temps
le titulaire de droit.On distingue ainsi les droits de préemption dans
les espaces naturels sensibles, que peuvent exercer les Départements,
les zones agricoles où les Safer peuvent intervenir, les Zones d'Aménagement
Différé (ZAD) qui ne concernent que les territoires non couverts
par un Plan d'Occupation des Sols (POS).Mais le plus courant est le droit de
préemption urbain (DPU) que la commune peut exercer sur tout ou partie
de son territoire. LES MOTIFS INVOQUES : La collectivité
publique ne peut exercer son droit de préemption que dans les zones géographiques
bien délimitées au préalable, et uniquement pour mettre en
uvre des opérations d'intérêt général
: réalisation d'équipements collectifs, valorisation du patrimoine,
lutte contre l'insalubrité, développement d'activités économiques,
etc. LES OPERATIONS CONCERNEES : Le DPU concerne l'ensemble
des mutations immobilières à titre onéreux : ventes (quelles
qu'en soient les conditions), échanges, apports en société,
vente aux enchères volontaires, les cessions de droits indivis à
un tiers, etc. Sont donc exclus les transmissions à titre gratuit
(donation, succession), les partages de communauté ou de succession, les
cessions de droits indivis à un membre de l'indivision, les transferts
de jouissance, les ventes dans le cadre de liquidations judiciaires. Le DPU
concerne tous les types de biens (terrains, constructions, etc.) à l'exception
des immeubles achevés depuis moins de dix ans et des logements isolés
dans les copropriétés. Mais, même pour ces deux derniers cas,
la commune peut instituer un droit de préemption "renforcé"
par délibération motivée du conseil municipal. LES
DROITS DU PROPRIETAIRE : Tout propriétaire peut adresser une
simple lettre à la mairie pour savoir si son bien peut faire l'objet d'un
DPU. | | |
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sommes constamment à la recherche de boutiques, bureaux, appartements,
locaux à usage professionnel pour le compte de nos clients. N'hésitez
pas à nous soumettre vos biens. |
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